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Oracelio Trois-Saisons

 
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Alcidias
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MessagePosté le: Ven 17 Aoû - 12:02 (2007)    Sujet du message: Oracelio Trois-Saisons Répondre en citant

Aldrassil - Lvl 6. - jour 3

Citation:
Une forêt aux arbres bas et uniformément verts…au loin des murailles blanches entourant un bâtiment plus haut encore…et au milieu, un groupe de silhouettes de toutes tailles, majoritairement humaines semble t’il…Il faut que je leur parle !

Puis des voix tout à côté de lui…


et Oracelio s’éveilla en sursaut. Un groupe passait dans le hall inférieur de l’arbre d’Aldrassil où il venait de passer sa seconde nuit.

L’Elfe étira ses long bras, bailla, puis se leva doucement, le dos endolori par la dureté de sa couche improvisée, se frotta la hanche, comme pour vérifier que tout était encore en place.
Toujours ce rêve, murmura t’il, toujours cette forêt, probablement Elwynn ? Cela avait débuté il y a plusieurs mois déjà, mais cela revenait toujours plus vite, c’était toujours plus net, sans que pour autant il puisse vraiment distinguer les visages de ces gens.

Oracelio, se rassit en tailleur, ouvrit son sac en cuir pelé et en sortit un bout de pain rassis qu’il commença à mastiquer machinalement, les yeux dans le vague. Qu’auraient dit ses amis de Darnassus en le voyant ainsi tel un mendiant. Mais étaient-ce des amis ? des relations, des camarades en pagaille, mais des amis non, sans doute.
Et d’ailleurs peut on en avoir quand on mène une vie telle que la sienne jusqu’il y a trois jours ?...

Oracelio, qui approchait maintenant de la moitié de sa vie (du moins pouvait il l’espérer), était issu d’une famille de Darnassus, enrichie depuis longtemps dans le commerce des tissus.
Enfance dorée entre la capitale elfique et les nombreux comptoirs de son père : il appréciait en particulier celui d’Auberdine, avec sa forêt descendant en pente douce vers la plage où il jouait et se baignait sans fin avec les autres enfants.

Le rêve s’était poursuivi au long de ses jeunes années d’adulte : une longue suite de fêtes, de plaisirs, de luxe, dépensant sans compter l’argent familial.

Et à tous ceux qui essayaient de le ramener à des préoccupations plus sérieuses il opposait un détachement sans borne et une ironie mordante : son père qui aurait voulu le voir poursuivre son commerce, les prêtresses d’Elune, choquées par le désintérêt qu’il affichait pour la culture et les croyances elfes, sa sœur tellement préoccupée par la montée des périls contre l’Alliance qu’elle avait fini par aller combattre au bout du monde, dans une forteresse appelée « Rempart du Néant » -ce nom l’avait alors beaucoup amusé. Sa sœur… était elle seulement vivante aujourd’hui ?

Après la mort de son père, Oracelio liquida son commerce et poursuivit son grand train de vie quelques années. Puis, arrivé au bout de son héritage il subsista en vivant au jour le jour, parfois saltimbanque chanteur et jongleur, parfois joueur de dés, et toujours à l’affût de combines plus ou moins honnêtes pour exploiter la naïveté des gens.

Puis les rêves avaient commencé : avant ou après son voyage à Sombrerivage ? Impossible de s’en souvenir…
Il était parti là bas fuyant pour quelques temps Darnassus où le cherchait un mari jaloux.

Le choc fut violent et sans préavis : les forêts de son enfance, avaient tant changé, grises et menaçantes sous un ciel de plomb. La confrontation avec une réalité qu’il avait toujours éludée provoqua une prise de conscience aussi brutale que tardive. Et une vague de tristesse et de honte le submergea, tandis qu’affluaient les souvenirs de tout ce que l’on avait essayé en vain de lui rappeler sur l’équilibre des forces, la propagation du mal et le lien fondamental des elfes avec la nature…

Et l’idée peu à peu, s’était imposé :
il fallait faire quelque chose,
il fallait s’EN-GA-GER enfin,
il fallait sans doute aller là-bas, près d’Hurlevent. Mais comment, car le voyage était long et dangereux et il n’y était préparé en rien ?
il fallait se former et retrouver les valeurs fondamentales du peuple elfe qu’il avait si longtemps négligées et raillées, et quoi de mieux pour cela que de s’initier aux secrets des druides ?

C’est ainsi que l’avant-veille il s’était présenté à Aldrassil, vêtu d’une robe miteuse et muni d’un vieux bâton, pour apprendre quelques rudiments avant de partir…

(à suivre)[color=#ffcc00][/color
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Alcidias Felgreen

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Dernière édition par Alcidias le Ven 24 Aoû - 11:56 (2007); édité 9 fois
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MessagePosté le: Ven 17 Aoû - 12:02 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Alcidias
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Inscrit le: 19 Mai 2007
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MessagePosté le: Lun 20 Aoû - 00:08 (2007)    Sujet du message: Oracelio Trois-Saisons Répondre en citant

Sombrevallon - Lvl 6 - jour 1
Arrivé dans le hall qui court sous les racines de l'arbre, Oracelio avisa une jeune et avenante sentinelle. Il tapota sa robe pour en retirer un peu la poussière des chemins, et s'approcha d'elle, puis lui adressant son plus beau sourire, lui demanda:

"Pardon, sauriez vous où je puis touver le conservateur Ilthalaine? on m'a dit à Darnassus que...

- ressortez, à droite, cent mètres"


lui répondit elle en lui jetant un bref regard distrait.

" ah, merci bien. Ce n'est pas trop fatiguant de rester debout ici? parce que moi même..."

Oracelio fut coupé net dans son élan par le regard cette fois plus insistant mais glacial de la jeune elfe, qui leva ensuite les yeux au ciel.

"Heu, bon, à plus tard..." marmonna t'il en s'éloignant à reculons. Il se dirigea alors vers la sortie du hall en maugréant des choses à propos d'une jeune pimbêche, non sans au passage, essayer de vérifier son reflet dans l'armure polie d'une autre sentinelle.

Le Conservateur Ilthalaine l'accueillit plus chaleureusement, et Oracelio se sentit donc obligé d'écouter avec un intérêt poli les explications un peu longues de ce dernier sur le nécessaire équilibre des forces de la nature, et sur le rôle des druides à ce sujet. Puis le conservateur lui apprit comment canaliser sa colère pour en faire une arme redoutable, et muni de ce viatique l'envoya chasser quelques sangliers des chardons et des tigres sabres de nuit dans la prairie voisine.

"Ils pullulent et il nous appartient de contrôler leur prolifération".

Oracelio se demanda bien pourquoi les tigres, si nombreux, ne se chargeaient pas eux-même de réduire la population de sangliers, mais n'osa rien dire et se contenta de hôcher la tête en essayant d'afficher un air profondément pénétré.

Après avoir gagné la prairie il avisa immédiatement un premier sanglier, et se concentrant appliqua à la lettre les instructions du conservateur: un grand éclair blanc jaillit de ses longues mains et frappa la bête qui bondit sous le choc! Etonnant!!! quleques éclairs et quelques coups de batons plus tard, le sanglier gisait à ses pieds...et 15 minutes plus tard, essouflé et un peu vidé, Oracelio contemplait la prairie jonché de corps de sangliers et de tigres.

"Fort bien", s'exclama le Conservateur, et au delà de la nouvelle robe que lui remit ce dernier, Oracelio, empli de fierté, sentit bien qu'il venait de réussir son "examen d'admission". D'autant plus que Ilthalaine poursuivit en lui demandant d'aller porter un sceau verdoyant à un dénommé Mardant Chênefort, maître des druides.
Mardant qui résidait tout en haut de l'arbre d'Aldrassil, l'accueillit comme un frêre, et lui parla de la longue route qu'il l'attendait sur la voie du druide, du rêve d'émeraude dont il entendrait un jour l'appel

"Vous hibernerez alors pendant des années Oracelio, et marcherez parmi les formes les plus pures. C'est là que votre ultime formation aura lieu".

Mardant lui enseigna ensuite deux nouveaux sorts, dont un qui lui permettait de soigner .

Citation:
S'occuper des autres, encore une chose dont je me suis bien peu préoccupé jusqu'ici

songea t'il...

Sortant de chez le maître druide, Oracelio s'arrêta un instant en haut de la rampe d'accès, saisi par la beauté et la douceur du paysage: les arbres majestueux qui composaient une symphonie de vert, rose et violet et là bas dans un écrin, un point bleu azur, la grande mare dans laquelle il se promit d'aller plonger plus tard. C'est pourtant vrai qu'elle était non seulement fondamentale pour l'équilibre de la vie, mais aussi très belle cette nature et que cela valait la peine de se battre pour elle...

Il était toujours plongé dans ces pensées quand il retomba sur le Conservateur Iltalhaine, visiblement préoccupé.

"- Un problème Conservateur?

- Ah, vous êtes de retour Druide, loué soit la nature! La mystérieuse Protectrice Sylvestre Tarindrella, une dryade, est semble t'il de retour dans nos forêts. Et si elle est venue, c'est que quelque chose ne va pas...pouvez vous essayer de la trouver?"


Ce fut chose facile, car Tarindrella gambadait non loin de là, dans une paisible clairière en haut de la colline. Elle semblait si jeune, presqu'une enfant, et pourtant quelque chose dans la gravité de son regard démentait cette impression.

Citation:
La nature elle même n'est elle pas tout à la fois très vielle et toujours jeune

pensa t'il.

Masquant sa surprise, Oracelio, écouta Tarindrella lui parler du comportement étrange des Furlborgs - paisibles habituellement, ils quittaient leurs foyers et se regroupaient sous le nom de Tribu des Pins Tordus - du soupçon qu'elle avait qu'ils aient été corrompus par les pernicieuses gangremousses, par l'intermédiaire des grélides, qui grouillaient maintenant dans ces prairies. Elle conclut son propos en lui demandant d'abattre quelques grelides afin de vérifier si ils étaient bien porteurs de la mousse corruptrice.

"C'est comme si c'était fait " lui lança t'il alors qu'il s'éloignait à grandes enjambées, serrant les poings sur son bâton. Mais il avait à peine parcouru quelques centaines de mètres qu'il s'arrêta perplexe.

Citation:
"Oui mais au fait, à quoi peut donc ressembler un grelide?...".


Il fit donc un détour par l'arbre d'Aldrassil et interpella un elfe barbu, visiblement un chasseur, qui passait par là:

"Un grelide, vous ne connaissez pas ça? vous n'avez pas du sortir souvent en forêt"

lui retorqua t'il goguenard.

"eh bien...imaginez un gobelin", Oracelio hocha la tête, "...un gobelin orange, qui aurait mangé des champignons halucinogènes, et gambaderait nu dans la fôret!"

Oracelio sourit, remercia le chasseur et s'enfonça à nouveau dans les bois. Il n'eu aucun mal à localiser les petits êtres étranges, ni à en éxecuter quelques uns. Un examen rapide lui révéla que les craintes de Tarindrella étaient fondées. Chacun d'entre eux ou presque était porteur de Gangremousse. Le druide frissonna: "ainsi la corruption, celle qui ronge Sombrerivage a déjà atteint le coeur de Teldrassil" murmura t'il.

Après avoir porté la sombre nouvelle à Tarindrella, il regagna pour la nuit l'arbre, non sans s'être offert au passage un moment de délassement pour ses muscles endoloris en plongeant dans la fraiche eau de l'étang.

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Alcidias Felgreen

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Dernière édition par Alcidias le Ven 24 Aoû - 11:57 (2007); édité 5 fois
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Alcidias
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MessagePosté le: Ven 24 Aoû - 10:43 (2007)    Sujet du message: Oracelio Trois-Saisons Répondre en citant

Sombrevallon - Lvl 6 - jour 2

Le soleil était déjà haut dans le ciel et dessinait un patchwork d’ombres et de lumière sur le sol du hall quand Oracelio émergea de son sommeil. Il se redressa en s’appuyant et grimaça de douleur. Contrecoups des efforts inhabituels de la veille et d’une nuit passée à même le sol : Il n’aurait même pas pu imaginer qu’ il y ait dans un corps tant de points où l’on puisse avoir mal !

La veille au soir, épuisé, il s’était couché dans un coin du hall de l’arbre d’Aldrassil, à l’abri des prédateurs, et il avait sombré en un éclair dans un sommeil sans rêves.

Mais ce matin il était tenaillé par la faim. Il se déplia lentement et se dirigea, quasi-inconsciemment, vers un marchand, dont l’étal proposait des mets aux odeurs alléchantes. A Darnassus, Oracelio trouvait presque toujours moyen de se faire inviter à manger par une relation ou de participer aux célébrations de telle ou telle fête avec banquet. Il avait donc fort peu l’habitude d’acheter sa propre nourriture.
Un sourire commercial fendit la barbe bleue de l’homme et il susurra d’une voix suave :

- je peux vous aider, puissant druide ? nous avons reçu des tartes aux myrtilles dont vous me direz des nouvelles !

Oracelio hocha frénétiquement la tête :

- oui, oui, c’est ça ! vous m’en donnerez une, et puis également une outre de lait !
- mais bien sur, alors – poursuivit le marchand - cela fera 5 pièces d’argent, monseigneur.


Il se figea en pensant à l’unique pièce d’argent et aux quelques pièces de cuivre, qu’il avait en poche.

- heu…oui mais dites moi, ce sont bien des myrtilles de Feralas que nous avons là ?
- Des myrtilles de Feralas ? non bien sûr, ce sont de belles et bonnes myrtilles de Teldrassil, le druide !
- Haaaa…oui, mais alors non !…non dans ce cas donnez moi…ceci !


Poursuivit Oracelio en désignant, dans un coin de l’étal, un demi pain rabougri.
Le marchand haussa les sourcils :

-Le pain et le lait donc ?
- Mais non, juste le pain ! le lait de Teldrassil se marie très mal avec le pain !


Le commerçant dévisagea son client, puis le détailla de haut en bas, et un rictus agita sa barbe :

fort bien . un papier d’emballage ?

Oracelio arracha le pain de ses mains, et un instant, l’envie d’essayer sur lui ses tous nouveaux pouvoirs vint lui titiller l’esprit. Il se contenta cependant de lui jeter les 15 pièces de cuivre que lui réclamait l’autre et partit à l’autre bout du hall ronger son bout de pain et sa mauvaise humeur.

Citation:
Ah la belle affaire ! Voilà comment je me trouve récompensé d’une journée d’efforts ! Une heure de bonto ou de dés et je gagne cinq fois ça ! Et là bas les gens ne me regardent pas de haut…


Il continua à se monter la tête un certain temps, jusqu’au moment où il en arriva à la conclusion qu’il serait bien plus judicieux de rentrer à Darnassus, d’y monter quelques combines pour amasser rapidement un bon tas de pièces, et de partir à l’aventure une fois ce pécule en poche !

Citation:
D’ailleurs cela sera bien plus efficace, puisque là est mon talent ! et donc c’est mieux pour la cause que je sers !!!


Conclut-il dans sa tête, satisfait de l’imparable logique de ce raisonnement hautement moral de surcroît.

Et saisissant son bâton, il se dirigea, droit comme la justice, vers la sortie du hall, sans même un regard pour les deux sentinelles qui le regardaient passer en chuchotant et gloussant.

Il n’avait pas fait 30 mètres sur le chemin de Darnassus qu’il avisa une jeune femme qui manifestait des signes évidents de nervosité et d’angoisse, sautillant sur place. Vérifiant sa queue de cheval, il s’approcha d’elle en adoptant ce qu’il pensait correspondre au mieux à la démarche puissante, discrète et assurée d’un druide confirmé :

Quelque chose ne va pas ?

La jeune elfe sursauta et le dévisagea sans mot dire.

Mais pardon, permettez moi de me présenter : Oracelio Trois-Saisons, druide.

dit-il de sa voix profonde en s’inclinant.

Dirania Brillargent répondit-elle en s’inclinant en retour…c’est que…continua t’elle hésitante…

Et puis elle s’ouvrit à lui, sur la foi de sa bonne mine ou peut être simplement parcequ’elle avait besoin d’épancher son angoisse auprès de quelqu’un, et qu’il était là ! Elle attendait depuis plusieurs heures l'un de ses bons amis, nommé Iverron.
Et comme ce dernier passait beaucoup de temps du côté d’une grotte au nord, elle en concevait une grande inquiétude.

Vous savez certainement que c'est dangereux là-bas...des araignées, partout !poursuivit elle.

Sans vraiment réfléchir, et sans doute autant par fanfaronnade que par compassion pour l’angoisse de la jeune elfe et le sort de son ami, Oracelio posa sa longue main sur son bras :

Restez là au cas où il arriverait je vais aller voir. Et il s’éloigna en petites foulées.

Des araignées, des araignées…répétait il en grimaçant – Il avait toujours eu ces bêtes en horreur.

Il s’arrêta au passage sous le hall, pour échanger tout son argent, sa robe et son vieux gourdin contre une tenue en cuir vert moins ridicule et qui lui assurerait meilleure protection et un bâton plus solide.

Puis il avança rapidement vers le nord à travers la prairie encore nimbée d’une légère brume matinale.

Près de la caverne il ne distingua rien, si ce n’est de très grosses et très laides araignées, d’un vert qui tirait vers le noir. Trois ou quatre d’entre elles erraient devant la grande bouche de roches, en éloignant toute autre forme de vie. Se dressant sur la pointe des pieds et tendant le cou, il crut discerner une masse grouillante dans la pénombre de l’entrée de la caverne.

Bien – déclama t’il d’une voix forte pour se donner de l’assurance – il serait peut être avisé de tester mes pouvoirs sur l’une avant de pénétrer là dedans…

Il se concentra sur un des monstres tendit les bras, joignit les mains. Un éclair blanc, plus violent que la veille, jaillit et percuta la bête, qui resta un instant abasourdie, puis fonça sur lui en émettant un étrange sifflement. Il eu toutefois le temps de lui adresser un second éclair bien senti, avant que la bête ne se trouve devant lui et le menace de ses mandibules avides. Il attrapa alors le bâton accroché à son dos pour parer et frapper et en vint à bout sans trop de mal.

Il souffla un instant et s’avança vers la caverne. Il allait y pénétrer, pas à pas, quand un cri étouffé lui parvint de sa gauche. Contournant les rochers, il aperçut alors un elfe qui grimaçait dans l’herbe d’une petite prairie dissimulée dans un renfoncement de la falaise.

Iverron, car c’était bien lui, lui expliqua de sa diction lente et hachée qu’il avait été mordu par une grande araignée nommée Githyiss la Vile en explorant sa caverne.
L’elfe était parcouru de frissons incessants et parfois un sursaut terrifié interrompait son discours, comme s’il voyait encore la bête devant lui. La première fois Oracelio sursauta avec lui et se retourna aussitôt.

Prévenez Dirania Brillargent, je vous en prie, elle sera capable de me secourir…

Oracelio examina un instant Iverron, les gouttes de sueur qui ruisselaient sur son visage affolé, les cernes sombres sous ses yeux, constata que son pouls battait à une folle vitesse et se demanda s’il y avait vraiment une chance de le sauver.

Mais le regard suppliant du malade eu raison de ses hésitations et il retraversa en courant la prairie, non sans avoir au passage pulvérisé une autre araignée, avec encore plus d’efficacité que précédemment. Il semblait que plus intenses étaient les sentiments qui l’animaient, colère, peur, etc. plus le sort qu’il lançait était puissant.

Dirania était encore plus agitée que lorsqu’il l’avait quittée mais elle parvint cependant à lui expliquer qu’il lui fallait, et vite, des ingrédients pour préparer un antidote, à savoir : de Champignons jacinthe, des Lys pétales de lune et… de l'ichor de ces mêmes araignées sylvestres qui ont empoisonné Iverron.

Oracelio se pinça les lèvres en repensant à la caverne grouillante mais sans hésiter il repartit en trottinant.

Le soleil amorçait déjà sa longue descente quand il arriva une nouvelle fois devant l’entrée. Il avança doucement, bras tendus et sens en éveil mais il s’aperçut rapidement que les formes noires qu’il pouvait entrevoir ne bougeaient plus et quand ses yeux se furent parfaitement habitués à l’obscurité, il constata que les araignées étaient mortes, gisant sur le dos pattes recroquevillées.

En même temps il entendit à sa droite le son désormais bien connu d’un cou de tonnerre druidique. Il se redressa donc et avança tranquillement dans cette direction : Un druide pauvrement vêtu à l’entrée d’une grande salle foudroyait des araignées, avec un entrain qui faisait plaisir à voir. Il lui adressa un bref salut auquel l’autre, absorbé par sa tache ne répondit pas, puis fit demi tour jusqu’au moment où il trouva un autre embranchement où il pourrait tranquillement disséquer les araignées qu’il tuerait. Et il se mit au travail, tuant les monstres un par un, en évitant d’attirer l’attention des autres.

A un moment, arrivé devant un cul de sac, et constatant qu’il n’avait pas encore suffisamment d’ichor, il se dirigea vers l’endroit où il avait vu plus tôt l’autre druide. Tout était calme et il supposa que l’elfe avait quitté la caverne quand il aperçut son corps qui gisait à quelques pas devant lui, visiblement mort. Le malheureux avait sans doute livré combat à plusieurs monstres en même temps, et avait payé son excès de fougue au prix le plus fort…

Redoublant de prudence Oracelio repéra une araignée qui, isolée dans un coin, essayait de finir de gober la carcasse liquéfiée d’un sanglier des chardons. Il lâcha le feu de sa colère sur elle, et s’apprêtait à recommencer, mais un second éclair frappa la bête. Il se retourna brusquement : juste derrière lui se tenait un troisième druide. Leurs sorts cumulés pulvérisèrent la créature en quelques instants.

L’elfe, vêtu d’une robe informe, ne se présenta pas. Mais dans une élocution laborieuse expliqua qu’il était juste là pour s’entraîner, et qu’en coopérant, leur expédition deviendrait moins dangereuse voire même facile.

Et de fait en quelques dizaines de minutes, ils nettoyèrent totalement la caverne, riant même de bon cœur de voir les araignées affolées par ce déluge d’éclair fuir en tous sens, tandis que les pattes et les morceaux de chair giclaient sur les murs.
Ils finirent par exécuter, au plus profond du souterrain, une araignée plus grosse que les autres.

Citation:
Sans doute la fameuse Githyiss la Vile, celle qui a empoisonné Iverron…


Songea Oracelio

IVERRON !!!

Cria t’il, faisant sursauter son coéquipier. Dans l’euphorie du massacre il avait totalement oublié sa mission : il avait depuis longtemps recueilli tout l’ichor dont Dirania avait besoin ! Il prit hâtivement congé de son compagnon, qui aurait souhaité partager d’autres combats avec lui, ressortit de la caverne sans oser vérifier dans la prairie l’état du malade et fila à toutes jambes vers l’arbre d’Aldrassil.

Il remis les ingrédients requis à Dirania, et tandis qu’elle préparait l’antidote, il lui fit un récit haletant de son combat avec les araignées géantes, avec force détails et force gestes, n’hésitant pas à en rajouter un peu et même beaucoup sur les dangers qu’il avait affrontés, pour justifier son retard…

Dirania hochait distraitement la tête de temps en temps, et quand elle eut finit elle lui tendit la fiole en lui annonçant :

Vous devez savoir une chose : l'antidote ne reste efficace que pendant 5 minutes. Vous devez le lui apporter à temps. Que la vitesse soit avec vous Oracelio !

Poussé par l’angoisse d’arriver trop tard et la culpabilité, il redoubla d’effort pour arriver à temps, mais n’était pas habitué à tant d’efforts répétés en si peu de temps, et quand il approcha de la grotte, son cœur lui sembla sur le point d’exploser. Avec un intense soulagement il vit la silhouette d’Iverron tendre un bras dans sa direction.

Oracelio s’agenouilla, sortit la fiole et la déboucha, et tout doucement en fit couler le contenu dans la gorge de l’elfe. Puis il s’assit à ses côtés et, reprenant son souffle, regarda Iverron reprendre des couleurs et une respiration normale.

Le ciel s’assombrissait déjà quand Dirania, folle de joie, vit apparaître au loin les deux silhouettes cheminant lentement, Oracelio soutenant Iverron.

Son bonheur se mêla d’amusement quand elle entendit au fur et à mesure qu’ils approchaient, la voix d’Oracelio qui contait ses exploits à Iverron, car ce n’était plus trois mais quatre araignées qu’il avait du affronter en même temps, « regardant la mort au fond des yeux ».

Elle accueillit Iverron dans l’allégresse, remit à Oracelio plusieurs dizaines de pièces de cuivre, et lui proposa de partager leur dîner, une omelette au goût étrange arrosée de porté, une nouvelle boisson importée d’Hurlevent qui faisait fureur chez les elfes.

Oracelio s’empressa d’accepter et ce n’est pas sans mal que deux heures plus tard, il retrouva en titubant son abri dans le hall, où il s’effondra de sommeil.

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